La Nouvelle Scène Française
Alors que nous approchons la fin de l'été, nous pouvons constater que non seulement nous avons évité la prolifération des "Tubes de l'été", qui sont beaucoup moins nombreux que lors des précédentes années ; mais en plus, les mois de Juin, Juillet et Août ont été fertiles en festivals de musique francophone. Durant ces festivals, nous avons pu apprécier les prestations d'artistes en devenir, ou la confirmation d'artistes s'imposant peu à peu comme les chefs de file d'une chanson française en pleine expansion et rassemblant un nombre toujours plus croissant de fans.
Quel genre de musique est-ce?
Ce que nous nommons la nouvelle scène française ne correspond pas à un genre de musique mais plutôt à une certaine philosophie dans les textes et répondant d'une certaine influence au niveau mélodique.
Dans ce mouvement musical, force est de constater l'omniprésence de paroles poétiques, à l'instar du très célèbre Georges Brassens. Toutefois, si ces paroles sont mélodieuses et constituent de véritables poèmes par leurs nombreuses figures de style et autres allitérations, elles ne forment pas seulement des odes et des balades, mais la plupart du temps des textes engagés ! En règle générale, tous prônent des idéaux qui leurs sont propres, mais le plus souvent des sujets polémiques, traités avec humour. Parfois issus des banlieues et de citées HLM, des artistes comme le groupe de ska "Babylon Circus" désirent exprimer la manière qu'ont les médias de se focaliser sur ce qu'ils nomment "le malaise des banlieues", participant ainsi a accroître ce dernier. Quant à la plus célèbre de ces néo-stars, Mathieu Chédid, alias "- M -", qui met en avant l'amour, la paix et la vie en harmonie, à l'instar du groupe anglo-saxon "The Cure", dont il s'inspire beaucoup... Le peu de groupes prônant un discours d'ordre clairement politique ne le font pas temps par leur musique, mis a part les "Têtes Raides" (et notamment dans leur dernier album "Fragile", de loin le réquisitoire le plus violent a l'encontre du gouvernement actuel), mais plutôt par leurs actes. Parmi les faits marquants, le plus imminent est « L’Avis de K.O Social » lancé par un collectif composé notamment de « Cali », « Les Ogres de Barback », « Gojira », « Bernard Lavilliers », ayant pour but de rappeler a tout les Français, et surtout au gouvernement, les fondements de la Démocratie, qu’ils considèrent comme de plus en plus bafoués… Prochainement, un « chapiteau citoyen » sera organisé par « Les Hurlements de Léo » et leur chanteur Laulo, qui explique : « On va essayer de faire une quinzaine de spots avec des concerts, des villages associatifs, des prises de parole de militants, avec un objet très clair, sans dire aux gens pour qui voter, mais pour qui il ne faut surtout pas voter… »
D’un point de vue musical, la nouvelle scène française s’inscrit dans la continuité de groupes comme la Mano Negra ou les VRP, eux-mêmes dignes successeurs des Brel, Piaf, Renaud et compagnie… Se basant au début sur les expériences du mouvement rock alternatif, les groupes souvent qualifiés de « néoréalistes » ont ensuite suivi diverses influences, qu’elles soient françaises ou étrangères. Bien que s’inspirant souvent des groupes anglo-saxons pour les rythmiques (« The Cure », « The Clash », « Cat Stevens » ou encore « Madness » constituant la plus importante source d’inspiration), les groupes français actuels se démarquent de leurs homologues étrangers par leurs sonorités variées et peu répandues, dues aux nombreux instruments utilisés. Parmi ces derniers, nous en retrouvons beaucoup qui furent un peu oubliés depuis les grands noms de la chanson française, « Ferré » ou les « Compagnons de la Chanson » : l’accordéon, le violon, la contrebasse. Mélangeant plusieurs genres musicaux, parfois plusieurs genres en une seule chanson, ces artistes donnent lieu à une étonnante combinaison de ska, jazz, punk ou encore musique tzigane.
Qu’est-ce qui fait le succès de la nouvelle scène française?
A l’inverse de la plupart des groupes commerciaux plébiscités par TF1, qui doivent d’abord convaincre une maison de production de commercialiser leurs albums avant de rallier un public, les groupes de la nouvelle scène française ont d’abord conquis un public avant d’auto produire leurs albums ! Ainsi, des groupes comme « Debout sur le Zinc » ont commencé leur carrière en jouant sur des petites scènes, dans des petits festivals ou dans des bars, ce qui leur permis de s’affranchir un public fidèle et toujours plus nombreux. Mais la grande force de ce mouvement musical, et qui explique sa proximité avec le public, c’est que les plus grands groupes, tels « La Tordue » ou « Yann Tiersen », ont accordé aux plus petits groupes de faire leurs première parties, leur donnant la possibilité de sortir de l’anonymat grâce à ce qui reste l’incontestable qualité de la nouvelle scène française ; le jeu de scène, domaine dans lequel excellent « Les Fatals Picards » et « Marcel et son Orchestre ». Désormais, ce mouvement musical très fournis en petits groupes se fait une place sur le devant de la scène, tout en gardant son identité, sans le soutient de grosses maisons de disques et sans grandes campagnes publicitaires (émissions radios et télé notamment sont très rares pour des groupes comme « Dub Incorporation ou « Dobacaracol »).
Quel avenir?
Bien évidemment, la question se pose, mais tous les fans peuvent être rassurés, la nouvelle scène française semble s’inscrire dans la durée et tend à nous distraire plus longtemps que les « Spice Girls ». Tout ceci pouvant être affirmé en se basant sur les exemples de groupes en perpétuel renouveau musical, comme les « Hurlements de Léo », « Yann Tiersen », ou encore « Les Ogres de Barback » qui, malgré leur popularité et leur ventes toujours plus importantes se sont permis de prendre le risque de perdre certains fans lors de leurs dernières sorties. Les deux premiers devenant beaucoup plus éléctro, les « Ogres » (comme les nomment leur public) chantant des musiques pour enfants de leur créations !
Quel genre de musique est-ce?
Ce que nous nommons la nouvelle scène française ne correspond pas à un genre de musique mais plutôt à une certaine philosophie dans les textes et répondant d'une certaine influence au niveau mélodique.
Dans ce mouvement musical, force est de constater l'omniprésence de paroles poétiques, à l'instar du très célèbre Georges Brassens. Toutefois, si ces paroles sont mélodieuses et constituent de véritables poèmes par leurs nombreuses figures de style et autres allitérations, elles ne forment pas seulement des odes et des balades, mais la plupart du temps des textes engagés ! En règle générale, tous prônent des idéaux qui leurs sont propres, mais le plus souvent des sujets polémiques, traités avec humour. Parfois issus des banlieues et de citées HLM, des artistes comme le groupe de ska "Babylon Circus" désirent exprimer la manière qu'ont les médias de se focaliser sur ce qu'ils nomment "le malaise des banlieues", participant ainsi a accroître ce dernier. Quant à la plus célèbre de ces néo-stars, Mathieu Chédid, alias "- M -", qui met en avant l'amour, la paix et la vie en harmonie, à l'instar du groupe anglo-saxon "The Cure", dont il s'inspire beaucoup... Le peu de groupes prônant un discours d'ordre clairement politique ne le font pas temps par leur musique, mis a part les "Têtes Raides" (et notamment dans leur dernier album "Fragile", de loin le réquisitoire le plus violent a l'encontre du gouvernement actuel), mais plutôt par leurs actes. Parmi les faits marquants, le plus imminent est « L’Avis de K.O Social » lancé par un collectif composé notamment de « Cali », « Les Ogres de Barback », « Gojira », « Bernard Lavilliers », ayant pour but de rappeler a tout les Français, et surtout au gouvernement, les fondements de la Démocratie, qu’ils considèrent comme de plus en plus bafoués… Prochainement, un « chapiteau citoyen » sera organisé par « Les Hurlements de Léo » et leur chanteur Laulo, qui explique : « On va essayer de faire une quinzaine de spots avec des concerts, des villages associatifs, des prises de parole de militants, avec un objet très clair, sans dire aux gens pour qui voter, mais pour qui il ne faut surtout pas voter… »
D’un point de vue musical, la nouvelle scène française s’inscrit dans la continuité de groupes comme la Mano Negra ou les VRP, eux-mêmes dignes successeurs des Brel, Piaf, Renaud et compagnie… Se basant au début sur les expériences du mouvement rock alternatif, les groupes souvent qualifiés de « néoréalistes » ont ensuite suivi diverses influences, qu’elles soient françaises ou étrangères. Bien que s’inspirant souvent des groupes anglo-saxons pour les rythmiques (« The Cure », « The Clash », « Cat Stevens » ou encore « Madness » constituant la plus importante source d’inspiration), les groupes français actuels se démarquent de leurs homologues étrangers par leurs sonorités variées et peu répandues, dues aux nombreux instruments utilisés. Parmi ces derniers, nous en retrouvons beaucoup qui furent un peu oubliés depuis les grands noms de la chanson française, « Ferré » ou les « Compagnons de la Chanson » : l’accordéon, le violon, la contrebasse. Mélangeant plusieurs genres musicaux, parfois plusieurs genres en une seule chanson, ces artistes donnent lieu à une étonnante combinaison de ska, jazz, punk ou encore musique tzigane.
Qu’est-ce qui fait le succès de la nouvelle scène française?
A l’inverse de la plupart des groupes commerciaux plébiscités par TF1, qui doivent d’abord convaincre une maison de production de commercialiser leurs albums avant de rallier un public, les groupes de la nouvelle scène française ont d’abord conquis un public avant d’auto produire leurs albums ! Ainsi, des groupes comme « Debout sur le Zinc » ont commencé leur carrière en jouant sur des petites scènes, dans des petits festivals ou dans des bars, ce qui leur permis de s’affranchir un public fidèle et toujours plus nombreux. Mais la grande force de ce mouvement musical, et qui explique sa proximité avec le public, c’est que les plus grands groupes, tels « La Tordue » ou « Yann Tiersen », ont accordé aux plus petits groupes de faire leurs première parties, leur donnant la possibilité de sortir de l’anonymat grâce à ce qui reste l’incontestable qualité de la nouvelle scène française ; le jeu de scène, domaine dans lequel excellent « Les Fatals Picards » et « Marcel et son Orchestre ». Désormais, ce mouvement musical très fournis en petits groupes se fait une place sur le devant de la scène, tout en gardant son identité, sans le soutient de grosses maisons de disques et sans grandes campagnes publicitaires (émissions radios et télé notamment sont très rares pour des groupes comme « Dub Incorporation ou « Dobacaracol »).
Quel avenir?
Bien évidemment, la question se pose, mais tous les fans peuvent être rassurés, la nouvelle scène française semble s’inscrire dans la durée et tend à nous distraire plus longtemps que les « Spice Girls ». Tout ceci pouvant être affirmé en se basant sur les exemples de groupes en perpétuel renouveau musical, comme les « Hurlements de Léo », « Yann Tiersen », ou encore « Les Ogres de Barback » qui, malgré leur popularité et leur ventes toujours plus importantes se sont permis de prendre le risque de perdre certains fans lors de leurs dernières sorties. Les deux premiers devenant beaucoup plus éléctro, les « Ogres » (comme les nomment leur public) chantant des musiques pour enfants de leur créations !
